Retour sur l’histoire de l’US Boulogne

25
mai
2014

Posté par Anthony G.

Posté dans En affiche / Flash FS / France / National et divisions inférieures

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Passé par la Ligue 1 il y a quelques saisons pour la seule et unique fois de son histoire, l’US Boulogne repose aujourd’hui en troisième division française. Maintenu lors de la dernière journée, les hommes de Stéphane Le Mignan prévoient des objectifs à la hausse dans les saisons à venir. 

 

 

Les sommets puis l’enfer

Située dans le Pas-de-Calais, la ville de Boulogne-sur-mer est une ville réputée sportive. Deux grands footballeurs y sont nés. Franck Ribéry est l’emblème de cette ville. Dès son plus jeune âge, il intègre les sections jeunes du club maritime et fait ses preuves, on connaît ainsi la suite de sa carrière. L’autre, plus discret dans cette ville mais tout aussi reconnu dans le monde du football que Ribéry, n’est autre que Jean-Pierre Papin. L’ancien Marseillais est également né à Boulogne-sur-mer.
L’USBCO évolue au Stade de la Libération. Ce Stade fut construit après la guerre. La ville de Boulogne durement touchée par les bombardements est contrainte de reconstruire un Stade après que l’ancien fut détruit. Lors de son statut amateur, le club disposait du stade avec une capacité de 6700 places. Avec la montée en Ligue 2 le stade est agrandi à 8700 places. En 2009, le club est dans l’obligation d’agrandir celui-ci et d’y rajouter une tribune pour évoluer en Ligue 1. L’enceinte compte désormais plus de 15 000 places.

Le club de l’Union Sportive Boulogne Côte d’Opale est fondé en 1898, sous l’impulsion de jeunes sportifs. Très vite, le club devient une référence du football sur la côte, et devient champion maritime en 1904, 1905, 1906, 1909 et 1922.

En Coupe de France, l’USBCO se fait également remarquer. Le club atteint les quarts de finale en 1929, et les huitièmes en 1925, 1928 et 1931. Il fournit même quelques joueurs à l’Equipe de France de football dans les années 20 et 30, tels-que Louis Bloquel, Paul Mathaux, Alexis Mony, et Maurice Tillete.

 

En 1935, le club boulonnais rejoint la D2 et y restera sans faire des merveilles, jusqu’à la guerre.
Après la seconde guerre mondiale, Boulogne reste dans le monde amateur durant 20 années. En 1959, le club nordiste retrouve la seconde division et parviendra à s’y maintenir jusqu’en 1979.

Vient alors une descente aux enfers. Relégué en D3 puis en D4 et même en DH 4 ans après, le club boulonnais reviendra en D3 en 1991 pendant deux saisons. En 1994, le club est tout proche de faire un dépôt de bilan. Il retrouve une stabilité financière, notamment grâce une confrontation face au grand Olympique de Marseille en 1998, en 16èmes de finale qui comble le stade du club, chose assez rare à cette époque. La saison suivante, l’USBCO confirme son statut d’équipe de Coupe mais se fait éliminer par le voisin Lillois en 8èmes de finale. Quelques jours plus tard, le club fête son centenaire avec un match de gala contre… Liverpool au printemps 1999.

 

En 2007, l’US Boulogne retrouve la Ligue 2. Après quelques problèmes financiers, le club maritime retrouve donc l’antichambre de l’élite. Lors du dernier match, Boulogne parvient à se sauver grâce à une victoire face à Niort dans les derniers instants de la partie. La saison suivante est le signe d’une saison historique pour le club. Au terme d’une victoire 4-0 face à Amiens au Stade de la Libération lors de la 38ème et dernière journée, l’USBCO valide son ticket pour la Ligue 1, une première pour le club.

Malheureusement, le club ne restera qu’une saison parmi l’élite et changera de nombreuse fois d’entraîneur. De Laurent Guiyot à Georges Tournay, le club connait 4 entraîneurs. En revenant en deuxième division, le club ne parvient pas à se maintenir et est relégué en National la saison qui suit.

 

 

Une saison plus que délicate

Cette saison fût très difficile pour l’USBCO. Pourtant grands favoris de la remontée en Ligue 2, les nordistes n’ont pas su gérer la pression et ont terminé à une décevante 14ème place. Évitant de peu de passer à la trappe, les Boulonnais ont acquis leur maintien lors de la dernière journée face à Bourg-Perronas et une large victoire sur le score de 5-0.

 

 

Des ambitions à la hausse

Le grand président du club boulonnais, Jacques Wattez quittera ses fonctions dans les prochains jours. Son successeur toujours pas trouvé, l’actuel patron de l’USBCO confirme que les objectifs seront à la hausse dans les prochaines années. Le top 5 en National dès la saison prochaine est donc la priorité, avant une remontée en Ligue 2 et dans le monde professionnel d’ici 3 ans.
Présent depuis 1994, Jacques Wattez laissera de beaux souvenirs derrière lui, mais le renouveau dans ce club est primordial pour les années futures. A noter que Boulogne perdra son statut de club professionnel dès la saison prochaine, un statut acquis depuis 2007.

 

 

De grands noms…

Si le club a déjà accueilli Franck Ribéry dans ses jeunes années, il n’est pas le seul a avoir foulé la pelouse de la « Libé ». Ainsi, l’USBCO a également fait de Grégory Thil une référence. Actuellement à Dijon, l’attaquant passé par Boulogne de 2005 à 2011 a connus de grands moments de joie. Outre la montée en Ligue 1, il a aussi remporté le titre de meilleur buteur de National en 2007, avec 31 buts. Ce qui constitue un record pour ce championnat. Lors de sa première saison en Ligue 2, il est aussi meilleur buteur avec 18 réalisations. Lors de l’épopée en Ligue 1 du club, il inscrit son but contre Grenoble, marquant alors un doublé. Il est malheureusement absent des terrains plusieurs mois à la suite d’une blessure.
Actuellement entraîneur de Rennes, Philippe Montanier a fait ses débuts sur le banc de touche à Boulogne. Lors de la montée du club en première division, il s’exile à Valenciennes puis quitte la France pour entraîner la Sociedad avant de faire un retour en Bretagne.

Jérémy Blayac, Antoine Deveaux, Olivier Kapo, Yoann Lachor, Vincent Pajot, Daniel Moreira entre autres, ont aussi évolué à Boulogne.
En avril 2014, le club vit un instant tragique. Passé par Villarreal avant son aventure à Boulogne, le jeune brésilien Mauricio Alves Perruchi perd la vie lors d’un accident de voiture, le lendemain d’une victoire à laquelle il avait participé.

 

 

 

K.F