Il faut sauver le soldat Clarence

15
mai
2014

Posté par Anthony G.

Posté dans En affiche / Etranger / Flash FS / Italie

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Le divorce entre Seedorf et l’AC Milan semble maintenant acté. Le Néerlandais, qui est arrivé à Milanello par la demande expresse de Berlusconi, pourrait être limogé seulement après quelques mois passés sur le banc rossonero. Il est naturel de se demander pourquoi le club a décidé de sceller le sort de Seedorf de la sorte – alors qu’il est clairement impossible donner une réponse claire et concise à l’heure actuelle. Essayons de comprendre pourquoi Seedorf devrait être confirmé, ou pourquoi il serait judicieux de lui dire adieu précocement.

 

Une nouvelle expérience

 

Clarence a raccroché les crampons cet hiver, pour revêtir celui de mister, une décision inattendue alors qu’il faisait partie des cadres de Botafogo. Il l’a fait pour le Milan, parce que l’appel était trop fort, pour un joueur qui a contribué de la sorte à l’histoire du club, cédant à son affection pour les couleurs Rossoneri. Il a été hué et souvent injustement critiqué par une curva qui, après avoir hué le légendaire Maldini, n’a pas cessé d’écœurer la grande partie des supporters du club milanais. Pourtant, Seedorf a toujours voué un amour inconditionnel et un respect total au club, c’est sans doute pour ces raisons qu’il a décidé de dire au revoir au rectangle vert, se jugeant capable d’apporter son expérience ailleurs que sur le terrain.

 

Quatre mois, 21 matches et un bilan mitigé

 

Le 16 Janvier, il fait son arrivée à Milanello, succédant à Massimiliano Allegri. Le Toscan, après une première saison convaincante, a connu une baisse constante de niveau, d’année en année, jusqu’à la dégringolade de trop face à la Sassuolo le 12 janvier 2014 (4-3). Clarence représente alors le progrès, la nouveauté, mais l’effectif est le même. Primo, il aurait déclaré que les trois-quarts de l’effectif ne lui convenaient pas ; secundo, le niveau de la rosa est bien loin de celui des grands moments du club. Mais « Il Professore » ne se décourage pas et entame la deuxième partie de saison qui s’annonce sinueuse et semée d’embûches. À ce jour, il compte 21 apparitions sur le banc des Rossoneri, avec 10 victoires, 2 nuls et 9 défaites. Un bilan certes mitigé, mais les défaites proviennent essentiellement de matches contre les grosses écuries, à savoir contre la Juventus (championne de Serie A), la Roma (dauphine de la Juve, auteure d’une saison digne d’être couronnée par le Scudetto) et l’Atletico Madrid (leader de Liga et finaliste en Ligue des Champions). Notons un important succès à Florence et une victoire face à l’Inter dans le Derby della Madonnina ; un derby que le Milan n’avait plus gagné depuis 2011. C’était une victoire 2-1 en Supercoppa. Pas une grande réussite pour un club aussi prestigieux, mais toujours mieux que rien pour une équipe en pleine crise.

 

Seedorf face à la concurrence

 

Pourtant, en dépit de ses résultats prometteurs, il est question de son remplacement. Sont principalement remis en cause le manque de feeling avec le vestiaire et avec les dirigeants – l’omnipotent Galliani. Mais qui pourrait le remplacer ? Les noms d’Inzaghi (en tête de liste), de Spaletti et de Montella reviennent régulièrement dans la presse. Il semblerait presque que le pari Seedorf, bien que nous ne pouvons pas dire qu’il ait été perdu, pourrait être mis de côté au profit d’un nouveau coup de poker – Inzaghi. Autant dire qu’un choix de ce genre n’aurait aucun sens. Le Hollandais est capable et intelligent ; avant d’être un grand joueur, il s’est avéré être un homme intègre, avec un cerveau qui fonctionne bien, malgré un caractère bien trempé qui lui joue parfois des tours.

 

Milan ne pratique pas un football pétillant, ni très beau à voir, mais est-ce la faute de ceux qui sont assis sur le banc ? Il se pourrait que bon nombre de problèmes soient résolus si un entraîneur expérimenté prenait la tête de l’équipe, mais parier sur Inzaghi serait une erreur de plus. L’ancien Rossoneri, sans la gestion du club adéquate qui suit, ne ferait guère mieux que son ancien coéquipier. Alors n’est-il pas préférable de maintenir Seedorf ? Seul l’avenir nous le dira.

 

Anthony T.