Steven Ribéry : « Si un jour j’ai la carrière de Robben… »

30
juillet
2016

Posté par Anthony G.

Posté dans En affiche / Etranger / Flash FS

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Steven Ribéry : « Si un jour j’ai la carrière de Robben, j’aurais été un très bon footballeur »

 

Il s’appelle Steven Ribéry. Son prénom ne vous dit peut-être rien, son nom un peu plus. En effet, Steven est le petit frère de Franck, l’ancien international français et actuelle star du Bayern Munich. Inconnu du grand public, le jeune homme de presque 21 ans s’est fait un (pré)nom avec la réserve Bavaroise. Arrivé il y a presque trois ans en Bavière, le jeune frère de l’ancien marseillais dont le contrat avec la réserve du Bayern n’a pas été prolongé possède de nombreuses pistes en Europe. Parcours atypique pour celui qui, il y a encore quelques mois, avait l’idée de renoncer au football. Après un bref passage à Lens, il a donc pris une certaine expérience en Allemagne. En exclusivité pour FootballSupps, Steven Ribéry évoque sa jeune carrière et reste malgré tout ambitieux, la tête sur les épaules.
 

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Comme Franck, Steven Ribéry a également touché ses premiers ballons au pied des tours d’une cité HLM de Boulogne-sur-mer.

 

C’est un peu grâce à ton frère que tu as évolué avec la réserve du Bayern, et ce, après un passage au RC Lens, penses-tu que sans lui, tu aurais trouvé un centre de formation pour poursuivre ta jeune carrière ?
« Mon frère m’a aidé oui, mais j’ai quand même prouvé que j’avais le niveau pour évoluer avec la réserve du Bayern. Lens ne m’a rien proposé, peut-être que je n’étais pas au niveau selon eux. Si j’aurais trouvé un autre centre de formation ? Je ne sais pas, à vrai dire, j’avais songé à arrêter le foot et me concentrer sur autre chose. »
 

En ayant évolué au Bayern et ayant vécu à Munich tu as surement des attaches avec l’Allemagne désormais. Penses-tu, si l’occasion se présente un jour, faire ce que ton frère n’a pas pas eu le temps de faire, c’est à dire, prendre la nationalité sportive allemande et pourquoi pas porter les couleurs, un jour, de la Maanchaft ?
 
« Non. L’Allemagne est un pays fabuleux et la sélection est l’une des meilleures au monde à n’en pas douter. Mais je me sens à 100% français. Si j’avais le choix entre le maillot allemand et français, alors je porterais le maillot bleu. Mais je ne veux pas brûler les étapes, il n’est pas question de ça actuellement. »
 

Etant français, est-ce que ça était dur pour toi de s’acclimater avec une autre culture, un autre mode de vie en Allemagne ? Qu’est-ce qui change, sur un point de vu sportif, en Allemagne par rapport en France ?
 

« Je n’ai pas eu tant de mal à m’acclimater. Oui c’est différent, mais ça ne change que très peu de la France. Le plus compliqué, c’est parler l’allemand. Le comprendre c’est plutôt facile, mais le parler c’est nettement plus compliqué. Sur un point de vu sportif, je dirais que les allemands en général prennent plus à cœur ce qu’ils font. »

Bien que très populaire un temps, ton frère Franck est souvent la cible de critiques et de moqueries, notamment en France. Est-ce difficile à vivre au quotidien ?
 

« Ça fait partie du foot, Franck le sait, il en a l’habitude et parfois on en rigole même. Ca ne le touche plus. Pour moi, ça m’est égal. Ca me faisait mal avant car même Franck était touché. Mais maintenant, on en rigole parfois. Ca nous arrive même de regarder des vidéos parodiées. »

 

Quel est le club de tes rêves ?
 
« Je n’ai pas de club à proprement parler. J’aime les clubs qui produisent du beau jeu. C’est le cas du Bayern, de Barcelone, de Paris et pleins d’autres encore. Si je devais choisir, je ferais carrière au Bayern, car c’est ce club qui m’a offert une chance inouïe. »
 

Justement, tu n’as pas été prolongé au Bayern, ton contrat ayant pris fin en juin dernier. Quelle sera la suite ? As-tu déjà des pistes pour continuer ta carrière ?
 
« Des pistes, j’en ai. En France, en Allemagne et en Italie notamment. J’ai étudié plusieurs propositions, ce qui serait le mieux pour moi et ma carrière. J’aimerais bien poursuivre en Allemagne où j’ai pris les habitudes, où presque toute ma famille vit désormais. Mais j’aimerais aussi rentrer en France, auprès de mes amis d’enfance. Puis l’Italie constitue un challenge intéressant. On verra. »
 

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé qu’on te reconnaisse dans la rue, que ce soit en France ou en Allemagne en te disant « Tiens, t’es le frère de Ribéry ?! » ?
 
C’est déjà arrivé, mais c’est quand même assez rare. On reconnait plus Franck que moi, évidemment. En Allemagne, on me reconnaît plus facilement qu’en France. La France ne me connaît pas encore suffisamment et je ne suis rien par rapport à Franck.
 

Messi ou Ronaldo ?
 
« Ce sont tous les deux, deux superbes joueurs avec des talents incroyables et des capacités hors du commun. J’aime la capacité qu’a Messi de tuer un match en deux touchés de balle, mais j’aime aussi la classe de Ronaldo. Dès qu’il touche la balle, il illumine le match. J’ai une légère préférence pour CR7. »
 

Même si en Allemagne on te connaît un peu, en France, on ignore beaucoup ton style de jeu. Peux-tu le décrire ?
 
« Chaque fois que je regarde un match du Bayern, je me compare à Robben. J’aime son style de jeu, sa manière de déborder et de repiquer dans l’axe. J’ai un peu ce style. Mes coéquipiers me le disaient souvent d’ailleurs. Si un jour j’ai sa carrière, alors je pourrais dire que j’ai été un très bon footballeur. »
 

Tu as déjà participé à des entraînements avec les professionnels du Bayern, notamment la saison passée. Quel est ton ressenti d’être aux ordres de Guardiola, ainsi que d’être aux côtés de grandes stars comme il y a au Bayern ?
 

« C’est la classe. Jamais j’aurais imaginé ça. La première fois que j’ai pris part aux entraînements pro, j’étais comme un gosse à Disney. C’était un rêve éveillé. Nous étions trois ou quatre de la réserve à avoir fait cet entraînement. Les joueurs nous avaient très bien accueillis, on était direct à l’aise. C’est plus facile pour montrer ce que tu sais faire. Guardiola est impressionnant. Il sait se faire comprendre sans trop rien dire. Il n’a pas besoin d’élever la voix pour avoir ce qu’il veut. Quant aux joueurs, j’ai été très impressionné par leur professionnalisme et leur capacité physique. Quand nous étions morts, eux ils courraient encore comme si ils venaient de commencer. Je me demandais qui de nous avait 20 ans. »
 

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Steven Ribéry n’évoluera plus au Bayern, mais de nombreuses opportunités s’offrent à lui.
Kof