Semaine capitale

05
novembre
2018

Posté par Kofal

Posté dans Coupes d'Europe / En affiche / Flash FS / France / Ligue des Champions

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La phase retour des matchs de Ligue des Champions débute cette semaine et s’il y a bien un club français qui joue gros, le Paris Saint-Germain porte à merveille cette bannière. Après 4 points pris en trois matchs, dont deux réceptions, les hommes de Thomas Tüchel ont un énorme mur qui se dresse face à eux. Les parisiens devront d’abord escalader le premier mont, celui du San Paolo, le volcanique stade du Napoli dès mardi soir, pour croire en leur rêve européen.

 

 

 

Début compliqué… et inquiétant

Le parcours européen du PSG a débuté dans le centre-ouest de l’Angleterre, à Liverpool. Le 18 septembre dernier, Paris se déplaçait donc dans ce mythique stade d’Anfield, célèbre pour son ambiance et son légendaire chant, le « You’ll Never Walk Alone ». Si l’ambiance était également au rendez-vous côté parisien, grâce aux nombreux ultras du club de la capitale ayant fait le déplacement, ces derniers ont en effet, eux, marchés seul. Incapables d’élever leur niveau de jeu, absents dans le combat, les parisiens ont logiquement sombré et ont laissé apparaître des lacunes inquiétantes. Défait 3-2 au bout du temps additionnel, ce score qui semble plutôt flatteur face aux vices-champions d’Europe, est en fait l’arbre qui cache la forêt. Une forêt dans laquelle la combativité, l’envie, la détermination et l’esprit d’équipe du PSG se sont perdus. Crucifiés dans les arrêts de jeu après un but de Firmino, les rouges et bleus sont logiquement repartis bredouille.

 

 

 

 

Une victoire clinquante, mais entachée

Trois semaines plus tard, le Paris Saint-Germain retrouvait son antre, un Parc des Princes qui sonnait un peu creux en raison du huis-clos imposé au Virage Auteuil, véritable moteur de l’ambiance parisienne. Néanmoins, Tüchel et ses hommes ont fait le travail. Porté par un Neymar auteur d’un fantastique triplé, le PSG s’est largement imposé face à l’Etoile Rouge de Belgrade (6-1), sur un score qui a sûrement éveillé de douloureux souvenirs aux supporters parisiens, alors que leur génie brésilien portait un maillot, autre que celui de ce 3 octobre. Cavani, Mbappé et Di Maria ont alourdi le score en leur faveur, dans un match dominé outrageusement par le club de la capitale (34 tirs à 5). Mais si ce score avait l’occasion de rassurer les plus sceptiques des observateurs, analystes et supporters, il a en effet soulevé, quelques semaines plus tard, des interrogations quant à l’authenticité de la domination dont le PSG a fait état ce soir-là. En effet, dix jours après le match, le journal L’Equipe évoqué une possible corruption des joueurs serbes. L’un des dirigeants du club de l’Etoile Rouge aurait voulu parier près de cinq millions d’euros sur une défaite de son équipe, par au moins cinq buts d’écart et aurait donc mis dans la confidence quelques-uns de ses joueurs. Une histoire qui remet en cause la suprématie parisienne dans cette confrontation, alors qu’une rencontre entre ce même dirigeant et le patron du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khalaifi, aurait eu lieu peu avant le match. Si ces faits ne sont toujours pas avérés, cette belle victoire sur le terrain a été entachée par le caractère extra-sportif de cette affaire.

 

 

 

 

Un match nul, nul

Le 24 octobre dernier, alors que l’affaire de l’Etoile Rouge commençait doucement à s’effacer parmi les matchs fantastiques du PSG réalisés notamment en Ligue 1, le club parisien recevait le Napoli de Carlo Ancelotti. L’occasion de fêter les retrouvailles avec le coach italien. Son dernier voyage en terres parisiennes s’était plutôt bien passé pour le PSG version Unaï Emery, avec une victoire 3-0 face au Bayern Munich, l’automne dernier. Une défaite des bavarois qui avait précipité le départ d’Ancelotti, licencié deux jours plus tard. C’est donc avec le maillot bleu du Napoli qu’il s’est de nouveau présenté dans un Parc des Princes, toujours admirateur du maître italien. Applaudi par l’ensemble du stade lorsque ce nom a été cité et dévoilé sur les écrans géants, l’homme qui a fêté ses 59 ans au début de l’été a bien failli jouer un mauvais tour à son ancien club. Décevant pendant une première période dominée par le club italien, le club parisien avait logiquement perdu les pédales à la demie heure de jeu, après un but de Insigne qui, auteur d’une belle prestation, avait permis à son équipe de mener à la pause. Un autre visage des parisiens au retour des vestiaires, emmené par un choix tactique fort de Tüchel et un passage en 3-5-2 avait permis aux joueurs de la capitale de revenir dans le match, avec un semblable de domination, malgré tout, très timide. Et surtout, trop peu, pas assez dans la durée pour inquiéter Naples, qui, avec ses armes offensives, avait repris l’avantage à moins d’un quart d’heure du terme de la rencontre, par l’intermédiaire de Mertens. Heureusement pour le Paris Saint-Germain, Angel Di Maria eut la bonne idée d’enrouler, du pied gauche, un ballon à l’entrée de la surface de réparation napolitaine, alors qu’il ne restait qu’une poignée de secondes à jouer. Paris s’en était bien sorti, mais avait prouvé, une fois de plus, qu’une équipe faite uniquement d’individualités ne pourrait pas tout rafler. Surtout pas sur la scène européenne.

 

 

 

 

 

Rendez-vous avec l’histoire

Jamais depuis le rachat de QSI et ses participations régulières en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain n’a présenté un tel bilan, avec des lacunes inquiétantes et laissant présager une phase de finale de la coupe aux grandes oreilles, sans ce PSG. Mardi à Naples, les parisiens devront sortir le grand jeu. Jouer en équipe ne sera pas suffisant. Dans un stade qui sera bouillant, comme à son habitude, Neymar, Mbappé, Cavani et leurs coéquipiers devront se comporter comme de véritables guerriers. Une obligation pour arracher la victoire, synonyme d’exploit. Un exploit qui permettrait aux parisiens de croire encore aux chances de qualifications pour le second tour, avant la réception de Liverpool au Parc des Princes et le déplacement en Serbie, face à Belgrade. Une semaine capitale, qui pourrait être un véritable tournant pour le club de la Porte d’Auteuil dans son projet de conquête du foot européen, alors que les récentes révélations des Football Leaks apportent une ombre au tableau.

 

 

 

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K.F