Saint-Etienne, plus qu’un prétendant

01
mars
2014

Posté par Anthony G.

Posté dans En affiche / Flash FS / France / Ligue 1

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En réalisant un match quasi-parfait cet après-midi face à Monaco (2-0), l’AS Saint-Etienne monte sur le podium en attendant le déplacement de Lille à Ajaccio demain (14 heures). Fabien Lemoine et Romain Hamouma sont les bourreaux de Monégasques amorphes et sans solutions qui subissent à l’occasion leur première défaite de l’année.

Lemoine sur-décisif

 

Ce match qui se déroulait dans un Chaudron bouillant aavait tout d’une rencontre au sommet, entre prétendants européens et équipes en formes, en guise de luxueuse ouverture au Classico de demain (21 heures). Les objectifs étaient clairs. Pour Monaco, il s’agissait de ne pas lâcher prise dans son duel avec les hommes de Laurent Blanc quand les Verts espéraient réaliser un grand coup dans la lutte acharnée à la troisième place avec Lillois, Marseillais et autres voisins lyonnais. Dès le coup d’envoi, ce sont les Stéphanois qui vont se montrer les plus prompts à dominer les débats fort d’un milieu certes orphelin de Benjamin Corgnet, blessé, mais rayonnant avec en sentinelle Joshua Guilavogui qui fêtait sa première titularisation depuis son retour d’Espagne où il n’est apparu qu’à cinq reprises sous le maillot Rojiblanco de l’Atlético Madrid. C’est pourtant l’un de ses coéquipiers dans l’entre-jeu, Fabien Lemoine, qui va se montrer à son avantage. Après une première tentative de loin ratée (14ème), l’ancien Rennais récidiva quelques minutes plus tard envoyant un délice de demi-volée dans la lucarne monégasque embrasant le kop stéphanois (17ème). Les coéquipiers de Layvin Kurzawa, non sélectionné pour affronter les Pays-Bas le 5 mars prochain avec l’Equipe de France, allaient réagir timidement. Sur corner, Nicolas Isimat-Mirin hérita du ballon et trompa Ruffier mais le sort avait décidé de muer un homme en saveur (40ème). Toujours ce diable de Lemoine qui, après avoir sauvé cette balle d’égalisation sur sa ligne, aurait pu doubler la mise sur une frappe croisée après une remise de Brandão (42ème).

Monaco ne répond plus

 

De quoi emballer la partie et réveiller l’orgueil du club du Rocher qui avait déjà eu toutes les peines pour se défaire de Reims le week-end dernier (3-2) ? Pas vraiment, la première période mettant en évidence des joueurs méconnaissables et incapables de produire un semblant de jeu. A tel point que Claudio Ranieri décida d’effectuer deux changements dès le retour des vestiaires. Lucas Ocampos prenait la place d’un Anthony Martial qui n’a certainement pas gagné de points et Nabil Dirar celle d’un João Moutinho fantomatique. Remaniement tactique payant pour l’actuel dauphin du Paris Saint-Germain qui voyait respectivement Valère Germain et James Rodriguez solliciter Stéphane Ruffier dès le coup d’envoi de la seconde période (48ème). Pourtant, la pression exercée sur les buts stéphanois retombait rapidement. Les Verts, efficaces, solidaires et réalistes, allaient profiter du non-match de Germain, embêté au duel face aux Loïc Perrin et Bayal Sall, et des siens pour porter l’estocade. Parti de son camp, Romain Hamouma dribbla cinq joueurs dans son incroyable rush solitaire et profita d’une bourde de Danijel Subašić pour inscrire son huitième but de la saison (68ème). Le break était fait et les Monégasques ne réagissaient toujours pas, évitant même le pire lorsque Bayal Sall voyait sa tentative s’écraser sur la barre transversale (80ème). Heureusement pour Jérémy Toulalan, capitaine en l’absence d’Eric Abidal, et ses coéquipiers, l’international sénégalais était en position de hors-jeu.

Rêver de Ligue des Champions ?

 

En battant Monaco, l’ASSE comptabilise 48 points, assez pour inscrire son nom derrière les deux ogres du football français dans le classement. On a beau s’en cacher à la Direction ses dernières semaines, en témoigne les déclarations d’un Bernard Caïazzo craintif à l’idée de participer aux deux tours préliminaires, le discours semble avoir changé depuis cette belle performance. Ambitieux, Lemoine, l’un des hommes du match, déclarait « croire » à cette troisième place qui pourrait bien s’offrir au club ligérien au bout de cette « dernière ligne droite ». En tout cas, si les Verts apparaissent comme quantitativement plus faibles au niveau de l’effectif, il n’en demeure pas moins un véritable collectif porté par des hommes forts comme Ruffier, Perrin ou Hamouma tandis que les recrues hivernales (Trémoulinas et Guilavogui) ont un plus à apporter au onze de Christophe Galtier. Mieux, les Stéphanois disposent d’un calendrier favorable. En effet, ils ne leur restent « qu’à » se déplacer à Lyon et à Paris quand le voisin lyonnais, par exemple, devra se déplacer à Marseille et recevoir Monaco et Paris sans oublier le derby qui aura lieu le 30 mars prochain. Touchés par un parcours européen chaotique l’an passé, les joueurs ayant été éliminés par Esbjerg, ils désirent regoûter au doux parfum de la Ligue des Champions au terme de la 38ème journée de championnat. Reste à savoir si ce sera en Ligue des Champions ou en Europa League. Depuis 32 ans, tout un peuple vert s’impatiente d’entendre l’hymne crée par Tony Britten qui donne tant de frissons…

 

Anthony M.