Quand les footeux font leur cinéma

25
avril
2013

Posté par Anthony G.

Posté dans Edito / En affiche / Flash FS

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Épiés dans leurs moindres faits et gestes, nos amis footballeurs sont passés experts dans la mise en scène de leur propre vie. Naviguant entre sommets et désillusions, nul doute que le destin de certains d’entre-eux pourrait faire office de script pour une production hollywoodienne. Cantona, Vinnie Jones, Franck Leboeuf, les exemples d’anciennes gloires du football ayant choisi avec plus ou moins de succès la reconversion cinématographique ne manquent pas. Certains d’entre eux n’ont pas encore osé franchir le cap, si ils devaient passer devant la caméra, quel serait leur rôle ?

 
Jeremy Morel dans le rôle de Jean-Claude Duss ( Les Bronzés )

 
Quand sa carrière n’en était encore qu’à ses balbutiements, Jeremy pria Saint-Zlatan, le saint descendit sur Terre et lui dit  » dans la vie on ne peut pas tout miser sur nos qualités de footballeurs, surtout toi, oublie que t’as aucune chance, fonce et sur un malentendu ça peut marcher ». Le petit Jeremy s’exécuta et c’est ainsi qu’il rejoignit un jour l’Olympique de Marseille. Difficile d’imaginer autre chose qu’une intervention divine pour expliquer le fait que le latéral le plus moqué de France et de Navarre ai pu un jour disputer un quart de finale de Champion’s League contre le Bayern de Munich. Quoi que le Réunionnais a au moins éviter le ridicule en ayant la classe de ne pas envoyer le ballon dans la tronche d’Arjen Robben. Comme son homologue dégarni et moustachu de la troupe des Bronzés, Morel a pu bénéficier d’une succession de malentendus pour parvenir à ses fins, à moins qu’il s’agisse tout simplement de l’incompétence de la cellule de recrutement d’un des plus grands clubs de France …

 
Claude Makélélé dans le rôle de Rocco Siffredi ( Rocco est sévère )

 
D’après les aveux des différents vestiaires dans lesquels il a évolué, le récupérateur français a trimbalé tout au long de sa carrière sa « demi-cuisse »( voir demi-jambe pour les plus téméraires) dans toutes les douches d’Europe. Soupçonné de s’amuser à grimper sur le toit du centre d’entraînement en déballant son engin pour faire de l’ombre à ses coéquipiers millionnaires venus chercher le soleil madrilène, Claude a été prié de rejoindre la grisaille londonienne. Des dispositions physiques qui forcent le respect et qui laissent penser que Maké pourrait faire le bonheur de ses dames en se convertissant avec brio dans le cinéma crypté le premier samedi du mois. Impossible de ne pas voir une quelconque implication du coach adjoint parisien dans les récentes rumeurs de transferts qui envoient Zlatan du côté de l’Italie. En effet, d’après un célèbre « Makélélé fact », Maké et Ibra ont fait un concours de mesure de leur attribut, le vainqueur devait quitter le PSG. Dans la même catégorie, n’oublions pas de mentionner Brandao, tant ce dernier semble réunir tous les critères d’un prétendant au Hot D’Or : jouer comme un pied mais envoyer ses partenaires au septième ciel en leur permettant de connaître la joie orgasmique de la victoire …

 
Steed Malbranque dans le rôle de Marty Mac Fly ( Retour vers le Futur )

 
« Nom de Zeus ! », c’est à peu près en ses termes ( ici en version plus édulcorée) que les supporters lyonnais ont du accueillir la nouvelle du retour de Steed Malbranque au sein de l’effectif rhodanien. Difficile en effet d’accueillir avec un autre sentiment que l’indignation un joueur qui n’a plus mis les pieds sur un terrain depuis un an , encore moins quand il l’a fait pour la dernière fois sous une liquette verte. Et c’est pourtant avec le même étonnement, d’approbation cette fois-ci, que le début de saison de « l’ex-nouveau-lyonnais » a été accueilli. Plus de 10 ans ont passés et pourtant on a l’impression de voir le même Steed qui arpentait Gerland avant la période faste lyonnaise. Et si c’était justement celui-là qu’on voyait depuis lé début de la saison ? Un voyageur du temps un brin égoïste qui aurait au moins pu faire l’effort de ramener le Gourcuff de 2009 dans ses bagages. Alors t’es bien gentil Steed Mac Fly, mais maintenant que t’as remonté le temps pour penser à ta tronche, tu vas remonter bien sagement dans ta DeLorean, revenir au 9 juillet 2006 et dire à Trezeguet de frapper à la droite de Buffon ( et de préférence pas sur le poteau ).

 
Lionel Messi dans le rôle de La Denrée ( La Soupe aux Choux ) 

 
Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le prodige argentin, allant même jusqu’à la personnification du diable d’après le consultant de renom au triple prénom Christian Jean-Pierre. Mais si il y a un adjectif qui revient souvent pour qualifier Léo Messi c’est bien celui d’extra-terrestre. En partant du principe que son histoire est similaire à celle du petit homme vert ( ici plutôt jaune) interprété par Jacques Villeret dans la comédie, la biographie du bonhomme serait déjà beaucoup moins glamour. Un petit gars descendu sur Terre en plein cœur de la campagne catalane, après que Pep Guardiola ai lâché une flatulence l’obligeant à dévaliser la rayon caleçon de H&M, l’histoire laisse déjà beaucoup moins rêveur. Quoi que ce rôle expliquerait beaucoup de chose : tout d’abord le quasi-mutisme de l’argentin, difficile de vouloir s’exprimer en public quand on s’exprime avec des claquements de langue. Cela permettrait également d’expliquer le costard à pois arboré lors de la dernière cérémonie du ballon d’or, compliqué en effet de ne pas être constamment à la limite de la faute de goût quand on voit le costume arboré par la fameuse Denrée dans le film. De là à dire que le quadruple ballon d’or aurait recours à un breuvage rappelant la fameuse soupe aux choux pour maintenir son niveau de performance, il n’y a qu’un pas que Yannick Noah ne franchirait pas …

 
Rémi C.