Ligue 1 do Brazil, du paradis à l’enfer

15
février
2015

Posté par Pierre LG

Posté dans En affiche / Flash FS / Ligue 1

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De nombreux Brésiliens sont passés par notre championnat. Des joueurs renommés comme Paulo César (premier du nom) et Jairzinho dans les années 70, Ronaldinho, Valdo, Mozer, Leonardo, Nêne, Juninho, Rai, Ricardo ou encore Anderson pour les générations moins anciennes. Tous, sans exception, nous ont ébloui de leurs talents les rencontres de la Ligue 1. Oui mais voilà, d’autres eux sont loin d’avoir laissé de souvenirs impérissables, laissant de leurs passages dans nos clubs au mieux des regrets, au pire des moqueries. C’est de ceux là pour changer dont on va parler aujourd’hui.

 

On distingue trois catégories : ceux qui avaient du talent mais qui ne l’ont jamais montré, ceux qui ont réussi une saison avant de s’éteindre puis les arnaques complètes, ceux qui étaient là pour passer des vacances en France, se faire photographier devant la Tour Eiffel mais certainement pas pour jouer au foot.

 

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Dans la catégorie des joueurs talentueux, on démarre avec Vampeta ; brillant au Brésil et international (il sera champion du monde en 2002 avec la Seleção), il débarque à l’Inter avant que le PSG ne lui mette le grappin dessus alors qu’il ne comptait que 70 minutes de jeu à son actif en Italie. Son épopée de l’autre côté des Alpes ne s’est guère mieux déroulée, la faute à des vacances prolongées et à une attirance particulière pour les soirées arrosées en boîtes de nuit. Luis Fernandez exige son départ après seulement sept petits matches et un but d’anthologie contre Auxerre.

 

Dans le même genre, Ricardinho débarque à Bordeaux en 1997. Mais, loin de sa famille, il souffre du mal du pays et enchaîne les performances décevantes. Les dirigeants girondins seront finalement contraints de s’en séparer, en dépit d’un talent indéniable, après une quinzaine de matchs disputés sous le maillot bordelais. À noter qu’il devint lui aussi champion du monde par la suite en 2002. Enfin, on retourne en 2000 et au transfert de Luis Fabiano à Rennes qui fut aussi un bide absolu. Lorsqu’on connait la suite de sa carrière, il y a de quoi rester dubitatif… En deux saisons, il a participé à douze matches pour zéro but.

 

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Une saison puis plus rien ; ce fut notamment le cas de Christian, ralliant la Gironde après un passage en demi-teinte au PSG. Les supporters de Bordeaux se demandent encore ce qu’il a pu se passer. Après seulement deux buts en 18 matches, il fut libéré à la fin de la saison alors qu’il avait été acheté au prix fort à Paris. Ce même club qui traîne d’ailleurs beaucoup de casseroles puisque rappelez-vous cette fois de Paulo César (deuxième du nom…) au début des années 2000, enchaînant les blessures et les maux extra-sportifs : une première saison convaincante puis des performances se dégradant au fil des mois. Bref, les deux ne resteront clairement pas dans les annales.

 

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Enfin, la catégorie comptant le plus grand nombre de flops brésiliens est sans doute celle des touristes, ceux qui ne savaient eux-mêmes pas comment ils étaient arrivés là. Les Rennais en ont été victime avec tout d’abord Severino Lucas, annoncé comme le futur Ronaldo, qui restera l’un des flops les plus coûteux de Ligue 1, et Marcio Emerson acheté six millions d’euros à Al Sadd pour seulement six matches. Son passage éclair au clubs et ses sorties médiatiques douteuses à l’encontre du SRFC, voilà tout ce qu’on retiendra de lui.

 

Il y a aussi le PSG avec la célèbre doublette Everton-Souza, deux joueurs inconnus présentés comme des cracks et qui resteront des mystères en France. Marseille aussi a eu le droit à ses flops avec Marcelinho, lui aussi annoncé comme un génie du foot par son entraîneur de l’époque, Abel Braga. Sa seule saison sur le sol français fut fantomatique, tout comme celle de son compatriote Dill, qui, ne supportant pas la pression exercée par les supporters, a demandé à partir. La liste est encore longue avec Douglão (FC Nantes), André (Bordeaux), Reinaldo (PSG), Anderson Cléber (Lyon), mais la Palme d’or revient à Montpellier et à Loulou Nicollin pour la venue de Roberto de Assis, le frère aîné de Ronaldinho, totalement inconnu avant ses neuf matchs au club. Finalement on aurait préféré qu’il le reste.

 

Napo’