Il y a 40 ans, l’Europe découvrait Furiani

11
mai
2018

Posté par Kofal

Posté dans Edito / En affiche / Flash FS / France / National et divisions inférieures

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Il y a 40 ans le Sporting Étoile Club Bastia était le troisième club français à disputer une finale européenne après Reims et Saint Etienne 2 ans plus tôt. Au-delà du fait d’avoir atteint la finale, ce qui est déjà un exploit, ce qui est formidable c’est qu’à chaque tour le Sporting a créé la surprise. Retour sur ce parcours de légende…

 

 

 

En 32èmes de finale, c’est un gros morceau qui se présente à Furiani avec le Sporting Portugal, qui pense avoir fait le plus dur en menant 2-1 à Furiani, à un quart d’heure de la fin. Mais les bastiais ne lâchent rien et décrochent une formidable victoire 3-2 en fin de match, avec un triplé de Felix. Malgré tout, les portugais restent favoris et ont largement les moyens de remonter cette défaite, au retour, à domicile. Mais les bastiais vont offrir une grosse résistance, ne concédant l’ouverture du score qu’à la 72ème minute. Et alors qu’ils se dirigent vers la sortie, ces derniers vont trouver les ressources pour égaliser par Rep à cinq minutes du terme de la rencontre, puis finalement l’emporter 2-1.

 

 

En 16èmes de finale, Bastia reçoit Newcastle, qui ouvre le score dès la 8ème minute de jeu. Mais là encore, les corses vont rester maîtres à domicile et Papi va égaliser en début de seconde mi-temps, avant de donner la victoire en toute fin de match. Au retour, les bastiais vont tranquillement dompter les anglais 3-1, alors que Newcastle avait, à-priori, toutes les chances de remonter cet handicap d’un but sur son terrain.

 

 

En 8èmes de finale, le Sporting reçoit le Torino, champion d’Italie deux ans plus tôt. L’un des deux épouvantails du tableau avec le Barça de Cruyff. Comme lors des matchs précédents, Bastia se retrouve mené 1-0, mais fini une nouvelle fois par s’imposer 2-1. Lors du match retour, les bastiais vont une nouvelle fois avoir les nerfs solides. Si Larios ouvre le score au terme d’un action splendide, les italiens vont immédiatement égaliser puis prendre l’avantage dès le début de la seconde période, remettant les deux équipes à égalité sur l’ensemble de la double confrontation. Mais ça ne durera pas, puisque seulement 4 minutes plus tard, Krimau égalisera avant d’offrir la victoire 3-2 aux Corses, sur un contre assassin.

 

 

Le quart de finale est certainement le match le moins disputé, puisque le Sporting explose Carl Zeiss Iéna sur un score hallucinant de 7-2 à l’aller, au terme d’un incroyable festival offensif. Cependant, cette immense avance au score entraîne un petit relâchement lors du retour, où Bastia concède sa première défaite 4-2, en ayant laissé un moment les allemands espérer un improbable retour, lorsque le tableau d’affichage était de 3-1, dès l’entame de la seconde mi-temps.

 

 

En demi-finale, pour la première fois, Bastia se déplace au match aller chez les suisses de Grasshoppers. Après avoir mené deux fois au score, le Sporting s’incline finalement 3-2 et se retrouve dans la situation dans laquelle ont été ses quatre précédents adversaires (en particulier le Sporting Portugal). Mais contrairement à eux, Bastia va renverser la situation en s’imposant 1-0 sur un but de Papi après l’heure de jeu.

 

 

En finale, Bastia reçoit de nouveau et affronte les hollandais du PSV Eindhoven. Mais sous la pluie, les bastiais ne parviennent pas à faire la différence et pour la première fois, ne s’imposent pas à domicile. Au retour, la finale tourne en faveur du PSV qui s’impose largement 3-0. Cruelle fin pour une magnifique épopée.

 

 

 

 

Un article rédigé par Soninho.