Giovani Lo Celso, le pari gagnant

25
avril
2018

Posté par Kofal

Posté dans Edito / En affiche / Flash FS / France / Ligue 1

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Arrivé en décembre 2016 après avoir rejoint officiellement le Paris Saint-Germain cinq mois plus tôt avant d’être prêté, Giovani Lo Celso s’est fait une place dans l’effectif francilien. Milieu offensif de base, l’argentin est devenu une pièce polyvalente du milieu de terrain parisien. Capable d’évoluer devant la défense comme derrière l’attaquant, il est également apte à jouer en tant que relayeur. Zoom sur l’une des pépites du PSG.

 

 

 

Sur les traces d’Angel Di Maria

 

Il existe énormément de similitude entre Giovani Lo Celso et Angel Di Maria. Les deux argentins sont nés à Rosario, véritable nid de pépites de l’Albiceleste. Autres que les deux parisiens, y sont nés également Lionel Messi, Ezequiel  Lavezzi, Mauro Icardi, Javier Mascherano, Ezequiel Garray ou encore Marcelo Bielsa. Tant de noms prestigieux du football associés à la troisième plus grande ville d’Argentine. Ils ont d’ailleurs défendu les couleurs des Los Canallas, le club de Rosario Central avant de rejoindre l’Europe ; le SL Benfica pour Di Maria et le Paris Saint-Germain pour Lo Celso. Ils sont également les deux plus gros transferts réalisés par le club argentin. Giovani Lo Celso avouera, avant même de signer au PSG, que son compatriote est son modèle. L’italo-argentin refuse de rejoindre les Newell’s Old Boys en 2008 alors qu’il n’a que 12 ans. La raison ? Il veut suivre le même chemin que son idôle, Angel Di Maria. Il rejoindra en 2010 Rosario Central, à 14 ans seulement. Les deux gauchers sont aujourd’hui réunis sous les mêmes couleurs. Un rêve devenu réalité pour le gamin, pétrit de talent.

 

 

 

Une acclimatation expresse

 

Arrivé fin juin 2016, son transfert au PSG ne sera pas officialisé par les médias du club avant la fin du mois de juillet de la même année. Il signe pour 10 millions d’euros (+4 bonus) un contrat de 5 ans mais sera prêté de suite à son club d’origine pour y finir la saison. Il arrivera en fin d’année civile. Après un rythme compliqué à prendre, comme souvent pour les jeunes sud-américains, Lo Celso finit par jouer ses premières minutes avec le club parisien en avril 2017, face à Avranches, club de national, en 1/4 de finale de la Coupe de France. Il jouera des bouts de match jusqu’au soir de la 38ème et dernière jourée du championnat, où il est titularisé pour la première fois, face à Caen.

La saison qui suit est un véritable tournant pour la carrière du jeune homme âgé de 22 ans. Unaï Emery l’utilise de plus en plus et en fait un milieu de terrain polyvalent, capable d’évoluer à tous les postes de l’entre-jeu. Avec le départ de Blaise Matuidi, les absences répétées de Thiago Motta et l’absence flagrante d’un véritable « 6 » dans l’effectif l’avantage. Il est titularisé à plusieurs reprises à ce poste où il semble s’adapter et progresse de façon assez fulgurante, au point où le coach basque le titularise plusieurs fois dans la saison en tant que sentinelle. Il reste néanmoins sur un échec personnel lors de la défaite des siens à Madrid, face au Réal en 8èmes de finale aller de la Ligue des Champions en février dernier, où il passe totalement à côté de son match et est coupable d’un penalty permettant aux madrilènes d’égaliser avant la pause. Ses performances à ce poste sont tout-de-même à saluer, le joueur étant au niveau lors des autres rencontres et étant, « de métier », un milieu offensif.

Sa faculté à se projeter vite, aidé par une technique remarquable font de lui un joueur précieux pour le Paris Saint-Germain. Techniquement d’ailleurs, il est comparé à Marco Verratti. Capable de garder le ballon et faire des différences individuelles, Lo Celso est un joueur élégant. Véritable nouveau chouchou du public du Parc des Princes, l’argentin enchaîne les bonnes prestations et marque désormais régulièrement. Il a disputé 49 rencontres avec le PSG et inscrit 5 buts. 3 lors des deux dernières journées en Ligue 1 (2 face à Monaco, 1 à Bordeaux). Il a également adressé 8 passes décisives depuis son arrivée dans la capitale.

 

 

 

Nouveau visage de l’Albiceleste

 

L’argentin est appelé pour la première fois avec la sélection en novembre dernier, où il accompagne ses deux partenaires parisiens, Javier Pastore et Angel Di Maria. Depuis, il enchaîne les matchs. Jorge Sampaoli lui fait confiance et il a disputé depuis 4 rencontres avec les couleurs argentines. Il devrait faire parti du groupe pour le Mondial en Russie en juin prochain, sauf catastrophe.

A noter qu’il a également participer aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, malgré une compétition compliquée pour la sélection olympique argentine (élimination en phase de poules).

 

 

 

Et quel avenir ?

 

Si Paris possède une réserve de jeunes talents, Lo Celso doit en être la tête de gondole. Acheté pour moins de 15 millions, l’argentin fait saliver beaucoup d’écuries européennes. Dernièrement, c’est un club anglais -dont le nom n’a pas filtré- qui est venu le superviser selon le journal L’Equipe. A l’inverse de Marco Verratti auquel il est comparé, l’ancien joueur de Rosario Central possède une aisance offensive supérieure à l’italien. Il marque des buts, sait se projeter vers l’avant, le tout en défendant pas trop mal. Une polyvalence recherchée et qui plait en Premier League. Seulement, on sait que le Paris Saint-Germain est dur en affaires lorsqu’il s’agit de vendre, en témoigne l’épisode Verratti de l’été dernier. La direction parisienne adore le profil du numéro 18 francilien et pourrait tout faire pour le conserver. Son profil étant de plus, assez rare, le prix de Giovani Lo Celso devrait refroidir les concurrents et le laisser grandir encore un peu à Paris. Pour le plus grand plaisir des supporters du Parc des Princes. Reste à savoir si le prochain entraîneur du PSG compte sur lui la saison prochaine, alors qu’il est sous contrat jusqu’en 2021.

 

 

 

 

K.F