La dernière folie d’Abreu

07
avril
2017

Posté par Anthony G.

Posté dans Autres championnats / Edito / En affiche / Etranger

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À 40 ans, Washington Sebastián Abreu Gallo n’en a pas fini d’arpenter les terrains de foot. Après un bref passage à Bangu au Brésil pour jouer le championnat Carioca, El Loco est de retour en Uruguay pour défendre les couleurs de Central Español en seconde division pour les deux prochains mois. Ce sera le 24e club dans la carrière professionnelle de l’attaquant longiligne.

Et il ne compte pas s’arrêter là. Dans une récente interview à El País, il affirmait être en contact avec des clubs d’Amérique Centrale qu’il devrait rejoindre cet été, ce qui lui permettrait d’égaler le record de l’allemand Lutz Pfannenstiel, qui joua pour pas moins de 25 clubs différents. Un record Guinnes book après lequel il court et qu’il devrait battre en 2018. Sa façon à lui de marquer l’histoire du foot. Car même si le bonhomme enchaine les équipes de second plan, son professionnalisme et sa condition physique lui autorise de prolonger sa carrière. On parle d’un joueur qui depuis ses débuts il y a 23 ans au Defensor Sporting, n’a pris que 3 kilos.

 

Panenka au Maracanã et auto-interview

 

Sa passion pour le ballon rond l’a emmené en Argentine, en Espagne, en Grèce, au Mexique, au Brésil et au Salvador. Un véritable globe trotter souvent très apprécié où il passe. Comme au Botafogo où en 2010, pour honorer son surnom d’El Loco, il marqua d’une panenka en finale du Carioca offrant par la même occasion le titre au club du légendaire Garrincha. Geste qu’il réussira deux mois plus tard en Coupe du Monde contre le Ghana. Ou encore à Santa Tecla au Salvador en décembre dernier, où il marqua deux buts dans le dernier quart d’heure de la finale locale alors que son équipe était menée deux buts à un.

Abreu est différent, il a une folie en lui. à 14 ans, il jouait au basket et écrivait des résumés des différentes compétitions sportives pour un journal de sa ville. Un soir, après avoir fini meilleur scoreur d’un match, en toute humilité, il décida de s’auto-interviewer. Une attitude qui à l’époque ne passa pas inaperçue. Mais il lui faudra attendre son passage à San Lorenzo en Argentine pour gagner son surnom d’El Loco, grâce à ses arrivées en fanfare dans le vestiaire au son de la cumbia . Surnom qu’il continue d’honorer aujourd’hui encore par sa personnalité extravertie.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. L’attaquant uruguayen n’est pas éternel et il le sait. Tout au long de ses aventures, il a côtoyé de grands entraineurs qu’ils l’ont marqué. Pellegrini, Simeone, Russo et la paire Lillo-Guardiola au Méxique. Des expériences qu’il garde “gravées dans son disque dur” comme il s’amuse à le dire et qu’il compte bien se servir pour sa future carrière d’entraîneur. Bref, nous n’avons pas fini d’entendre parler de Sebástian El Loco Abreu.

 

 

El Pibe