A. Collin (RB New-York) « Aujourd’hui, le PSG ne peut pas remporter la C1 »

31
octobre
2018

Posté par Kofal

Posté dans Autres championnats / Edito / En affiche / Etranger / Flash FS

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Défenseur central expatrié aux Etats-Unis depuis 2011, le français Aurélien Collin, originaire de la banlieue parisienne, a accepté de répondre à quelques questions en exclusivité pour FootballSupps*. Il revient sur sa vie américaine, ses projets d’avenir et évoque également son club de cœur, le Paris Saint-Germain.

 

 

 

 

Bonjour Aurélien, d’abord merci d’avoir accepter ma requête et de prendre du temps pour répondre à ces quelques questions. Tu joues actuellement aux Etats-Unis, mais tu as déjà évolué en France à Sedan et à Amiens. Suis-tu l’actualité du foot français ?

A.C : « Bonjour, oui, je suis l’actualité du foot français, de loin. J’ai grandi dans la banlieue parisienne, dans le 78 donc je suis le PSG. Après c’est surtout en Ligue des Champions. »

 

 

 

 

Tu as déjà avoué que le Paris Saint-Germain était ton club de coeur, quelle image as-tu de ce PSG-là, qui ne ressemble en rien à celui que tu as connu durant ton enfance ?

A.C : « Le PSG durant mon enfance c’était différent, mais avec Raï, Leonardo, Weah etc. il y avait déjà de grandes stars. Aujourd’hui c’est une domination du football français. Et il y a une grande différence entre l’écart des grandes équipes et les autres. C’est ça la grande différence entre le PSG de mon enfance et celui d’aujourd’hui. »

 

 

 

 

Tu as aujourd’hui 32 ans, ce qui correspond plus à une fin qu’à un début de carrière dans le foot. Comment vois-tu ton avenir ? Tu comptes encore jouer longtemps ou tu songes forcément à la retraite ? D’ailleurs, qu’aimerais-tu faire par la suite ?

A.C : « J’ai 32 ans, mais je me sens très bien physiquement. Cette année je n’ai pas beaucoup joué, mais j’ai beaucoup travaillé en dehors des matchs. J’espère jouer encore quelques années. Je m’arrêterai le jour où je sentirais que le corps ne peut plus suivre, mais aujourd’hui je me sens très bien. Pour mon après carrière, je ne sais pas encore exactement, mais je sais que ça sera autour du football, d’aider les jeunes. Je ne sais pas si je ferai ça en France, dans la banlieue parisienne ou en Amérique du sud, puisque ma femme est du Venezuela et là-bas, j’ai quelques projets pour aider les jeunes. »

 

 

 

 

Revenir en Europe et accessoirement en France, c’est une situation qui aurait pu te plaire ou que tu envisages encore aujourd’hui ?

A.C : « Oui, la France me manque énormément et demain si j’ai une opportunité, j’y penserais. Aujourd’hui je termine ma huitième saison en MLS, donc c’est sûr que si je dois quitter tout ce dont j’ai construit ici, ce sera pour quelque chose de meilleur. On ne sait jamais, dans le football tout est possible. »

 

 

 

Qu’est-ce que tu aimes dans ce championnat qu’est la Major League Soccer ?

A.C : « Dans le MLS j’aime beaucoup le développement de la Ligue, comment ça se déroule. J’aime énormément les play-offs, là on entre en plein dedans et c’est quelque chose qui est vraiment excitant. C’est de l’intensité pendant un mois où, peu importe ce que tu as fait durant la saison, tout est remis en cause, tout est remis à zéro et ça, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. C’est différent de l’Europe. En dehors du foot, le fait de jouer dans les plus belles villes des Etats-Unis, de jouer dans des stades neufs avec beaucoup de fans, un engouement intense et en même temps avoir une vie plutôt tranquille, sans trop de pression contrairement en Europe. Je pense que c’est quelque chose d’unique. »

 

 

 

 

En tant que Français expatrié, on image que tu as suivi avec attention le parcours des Bleus lors du mondial en Russie cet été, que faisais-tu le 15 juillet dernier, lorsque la France a remporté cette coupe du Monde au détriment de la Croatie ?

A.C : « Bien-sûr ! Français, patriote et très fier du parcours des Bleus. Nous on était en saison, mais j’ai eu la chance de pouvoir suivre la finale. Je suis allé dans mon restaurant français préféré à New-York, avec mes coéquipiers français Valot et Bézécourt et on a tous regardé le match ensemble. C’était une grande fête, après le match tu te rendais compte de l’engouement et aussi du nombre de français qu’il y a à New-York. Moi je ne savais pas qu’il y en avait autant (rires). C’était magique. »

 

 

 

 

Le Ballon d’Or approche et il n’a peut-être jamais été aussi serré que cette année depuis une décennie. Qui mérite ce trophée selon-toi ?

A.C : « Messi ou Ronaldo. C’est toujours eux qui dominent le football. »

 

 

 

 

Mbappé, Griezmann, Varane… Quel est le français qui a fait la meilleure année selon-toi ?

A.C : « Je dirais Griezmann. J’ai énormément de respect pour Varane aussi, il a gagné la Ligue des Champions et la Coupe du Monde la même année, c’est quelque chose d’énorme. »

 

 

 

 

Une dernière question, en tant que parisien de coeur, penses-tu que le Paris Saint-Germain puisse remporter la Ligue des Champions cette année ?

A.C : « J’ai regardé les matchs contre Liverpool, le Napoli… Au niveau des joueurs, en terme de talents, oui, ils peuvent remporter la Ligue des Champions, mais après il y a un manque d’état d’esprit, d’intensité, de compétitivité, qui font que le PSG aujourd’hui ne peut pas gagner la Ligue des Champions. Ou il faut que ça change, mais après ce que j’ai vu, non, ça n’a pas le niveau. L’esprit d’équipe dans les grandes compétitions c’est très important, on l’a vu lors de la Coupe du Monde, avec le Real Madrid ces dernières années, mais aujourd’hui pour Paris, non, il y a encore des choses à améliorer. »

 

 

*Interview audio réalisé via WhatsApp.

 

Merci à Aurélien pour sa participation.

 

 

 

K.F